divendres, 9 de novembre de 2007

Témoignage d'une participante de la route du fer 2006


Jeudi 23 aout

"Il fait froid, il pleut des cordes, quelle idée de partir faire du cheval en haute montagne!
Je me suis engagée, le plus dur c'est de partir, ensuite à l'aventure...
Arrivée 19h30 à L'hospitalet, place de la mairie.
Il fait vraiment un temps horrible et en plus il n'y a personne que je connaisse, je suis seule et bien seule.
Un numéro répond enfin, c'est Didier, je suis sauvée.
Ils sont tous là dans le camion à savourer une bonne soupe à l'oignon bien chaude. Ma foi, ils ont l'air d'être contents malgrès la pluie, voilà qui réchauffe le coeur.
Pour vendredi, ils prévoient du mauvais temps, on sera tous trempés, mais on a quand même le sourire. On se prépare à vivre ensemble une aventure, je ne sais pas quoi, ce sera peut être galère... Faisons confiance à nos deux guides.

En attendant, on va dormir dans un gîte bien au chaud, on verra demain.

Premier jour:
Départ 9h00, la pluie a cessé mais c'est brumeux, on prépare les chevaux, le matériel de pluie, le cheval de bât qui porte le ravitaillement.
On longe la rivière, les chemins ne sont pas faciles, il faut faire attention, d'ailleurs on s'est gamélé.
Il est temps de s'inquiéter, va t'on arriver sain et sauf lundi?
Finalement tout s'est déroulé pour le mieux, nous sommes montés à plus de 2800 mètres, la montagne est magnifique, même lorsque le soleil n'est pas au rendez-vous. J'éprouve un sentiment de liberté et de légèreté face à ces immensités.

Je me laisse envahir par ce calme et cette sérénité que vous offre la nature. Ici, tout parait paisible, tout à sa place, c'est beau... On a l'impression que le temps s'est arrêté, enfin presque, nos estomacs nous rapellent qu'il est l'heure de manger. Nous nous sommes arrêter au bord d'un lac qui se situe à 2400 mètres d'altitude. Les chevaux sont quasi en liberté, c'est le paradis pour tous.


Nous devions atteindre le sommet en début d'après midi Port Dret à 2500 mètres et redescendre sur une dizaine de kilomètres jusqu'au pied de vallée au se trouve l'hotel Llop Gris.
Nous avons parqué, nourrit les chevaux, ensuite nous nous sommes occupés de nous. Direction le bar de l'hôtel où l'on se retrouvait le soir à converser les uns avec les autres.
D'autres ont profité des prestations comprises dans l'hotel, c'est à dire piscine sauna et jaccuzi.
Le soir les repas étaient copieusement servis dans la grande et belle salle de l'hôtel, avant de regagner nos chambres.

Deuxième jour:
C'est une journée de 25 kilomètres, nous montons à une altitude de 2900 mètres avec un dénivelé de 1200 mètres. Dans la mesure où le cheval fournit tous les efforts, il est préférable de ménager, voire soulager sa monture.
Entre le cheval et son cavalier, ce sont des sensations incomparables qui s'établissent. Nous sommes lui, moi et unique en même temps, l'osmose en fait. Quoi de plus fabuleux pour un homme de cheval: s'il est mal, je suis mal, s'il est bien, je suis bien.

Le dénivelé est important, nous avons tous intérêt à respecter les conseils des guides. Eux seuls savent, connaissent les dangers et les risquent qui sont grands.

Arrivés à la mine de fer à 2900 mètres, je ressents des sensations incroyables et le plaisir des yeux me laisse sans mots et de sacrés souvenirs.
On retrace le chemin des mulets qui portaient 150 kgs de fer chacun sur le dos, et toute la journée, jour après jour...
Je ne peux m'empêcher de penser "que serait notre société sans le cheval?" A cela nous lui devons respect pour sa grande fidélité, pour la confiance qu'il nous octroie, parfois jusqu'à la mort. Ils nous suivent toujours partout et ont une perception des sens au point d'adopter un comportement égal à nos états d'âme.
En redescendant de la mine, nous observons que la végétation redevient plus dense, les fleurs de montagne, la bruyère, etc. Tout est protégé.

Quelqu'un me taille une petite branche de réglisse que je mâche comme au bon vieux temps. Ilborg se balade à mes côtés, libre de brouter à droite, à gauche. Il est bien, il parait confiant et heureux.
Nous arrivons à l'étape pique-nique où nous attendent les bénévoles qui ont tout préparé avec soin, l'endroit est paradisiaque.


On se prépare à boire l'apéro bien entendu, on nous fait découvrir les spécialités andorranes, on boit le vin façon catalane, c'est le bonheur.

L'après midi, nous avons eu une visite commentée d'une magnifique demeure appartenant à une grande famille espagnole.

Puis deux ou trois indisciplinés se sont arrêtés dans un bar, c'était drôle mais pas pour tous...
Retour à l'hotel vers 20h après s'être occupé des chevaux et soirée idem à la première.

Troisième jour:
Une journée et un paysage différent sous les bois, nous sommes montés à 2000 mètres d'altitude avec un dénivelé de 500 mètres.
Cette fois-ci le soleil était vraiment avec nous. Des andorrans, passionés par leurs montagnes me faisaient quelques commentaires avec tant d'amour que j'en étais impressionée.


A midi pique-nique luxueux avec paella au lapin servie au menu, enfin, de quoi faire une bonne sieste ensuite...

Retour à Canillo



Dernier soir à l'hôtel, nous prenons le repas tous ensemble, servis comme des rois, évidemment. Là, les organisateurs nous renvoient leur satisfaction. Tout s'est déroulé comme ils le souhaitaient apparemment.

Quatrième jour:
C'est l'étape du retour à L'hospitalet avec arrêt au Pas de la case à midi.
Le ciel est d'un bleu lumineux, il fait chaud et bon vivre. Les chevaux sont calmes et encore vaillants, heureusement car ils n'ont pas terminé de grimper. cette fois-ci les chemins sont très faciles d'accés, mais nous continuons toujours au pas.


Nous nous sommes arrêtés dans un endroit majestueux et d'une beauté remarquable dont je ne me rappelle pas le nom pour nous rafraîchir. J'aimerais y rester quelques jours tant c'est beau et reposant. Mais non, nous devons repartir car "al Pas de la casa" ils nous attendent avec le pique-nique. C'était une étape superbe, on y voyait à perte de vue, grandiose immensité, à t'en couper le souffle.

Dernière grimpette avant d'arriver à l'antenne, tout le monde paraît content. Nous nous sommes restaurés en savourant ces moments de bien-être et de bonheur.
Qui voulez repartir? Personne, on était bien tous ensemble. Pourtant, tout a une fin. Nous avons ressellé et regagné nos vans, mais non sans difficultés, d'où l'intérêt et l'importance d'un bon guide.
Je rentrais chez moi vers minuit riche de bons souvenirs et de satisfaction.
Je remercie tout d'abord dame nature pour sa beauté, son équilibre et sa grandeur. Je remercie également les organisateurs de s'être occupés si bien de nous et je te remercie tout particulièrement Icborg de m'avoir offert encore une fois ces moments de bonheur."

I. B.